Tunisie : l’IE salue l’adoption d’une nouvelle constitution

jeudi 6 février 2014
par AYINDO Célèstine
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Avec les forces démocratiques de la société civile, l’UGTT et ses syndicats de l’Education, tous affiliés à l’Internationale de l’Education, se sont battus sans relâche pour que les droits fondamentaux alors menacés, soient renforcés (séparation des pouvoirs, indépendance de la justice, liberté de la presse, droit d’association, droit syndical, droit de grève et de manifestation…) « Fait historique, la parité hommes-femmes a été votée et existera dans nos institutions ! » confirme Taher Dhaker.

Il explique également que le combat a été dur à gagner pour sauver l’enseignement des langues étrangères dans le système éducatif mais il se montre très satisfait du vote de l’article 38 qui stipule : « L’enseignement est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. L’Etat garantit le droit à l’enseignement public et gratuit dans tous ses cycles et veille à fournir les moyens nécessaires pour la réalisation de la qualité de l’éducation, de l’enseignement et de la formation ».

Aujourd’hui, la tâche est rude pour le nouveau gouvernement qui a défini ses priorités, pour redresser un pays dans une situation socio-économique très difficile : l’essor économique, l’application du contrat social, la sécurité dans le pays, la transparence dans les élections législatives et présidentielles qui doivent avoir lieu dans l’année 2014.

« Les démocrates tunisiens ont obtenu à l’arraché, une constitution progressiste dont l’interprétation et l’application imposeront une grande vigilance ! » conclut Taher Dhaker.

IE : Soutien aux collègues tunisien(ne)s

« Nos collègues tunisiens sont en train de vivre une étape historique vers la démocratie ; l’Internationale de l’Education est à leurs côtés, pour que l’école tunisienne continue à promouvoir les valeurs démocratiques, défendues dans cette nouvelle constitution », a précisé Fred Van Leeuwen, le Secrétaire général de l’IE.